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Economie & Finances

Le Grand-Duché a réalisé pendant la deuxième moitié du XXe siècle une des meilleures performances économiques en Europe. Le Luxembourg doit sa richesse à la découverte du minerai de fer dans le sud du pays. Cette découverte allait donner son nom à toute une région : le Minett.

 

Aujourd’hui, l’économie luxembourgeoise est plutôt marquée par l’essor de la place financière et l’émergence de nouvelles activités de services ainsi que la présence d’entreprises industrielles utilisant des techniques de pointe. Cette économie se caractérise aussi par un climat social calme et serein.

 

L’agriculture

Au fil des années, le poids de l’agriculture, de la viticulture et de la sylviculture dans l’économie du Grand-Duché n’a cessé de diminuer.

 

Selon les chiffres du Statec pour l’année 2005, l’agriculture luxembourgeoise représente 0,4% de la somme des valeurs ajoutées au prix du marché alors qu’elle intervenait pour environ 4% il y a un quart de siècle. Néanmoins, au cours des 25 dernières années, la production de ce secteur a presque triplé.

 

Ce phénomène n’est d’ailleurs pas propre à l’agriculture luxembourgeoise, mais s’observe également au sein de l’Union européenne. Au Luxembourg, l’amenuisement de l’agriculture dans le PIB est essentiellement attribuable à l’expansion du secteur tertiaire et notamment des services bancaires, des télécommunications, des transports aériens et de l’audiovisuel. Aujourd’hui, l’agriculture, plus soucieuse de l’environnement, contribue à la protection du milieu naturel.

 

L’industrie

Les débuts de l’industrie luxembourgeoise sont dominés par la sidérurgie vers le milieu du XIXe siècle. Cette prédominance a persisté jusqu’au choc pétrolier vers 1974-1975 qui a transformé les habitudes industrielles du Luxembourg et a encouragé une économie de services.

 

L’émergence du secteur des services est accélérée en outre par «l’externalisation» des services, qui implique le déplacement de certains services vers des entreprises spécialisées du tertiaire. La diversification industrielle semble s’imposer en tant qu’objectif permanent de la politique économique. Elle a favorisé l’émergence d’un deuxième pôle industriel qui comprend l’industrie de la chimie, du caoutchouc et des matières plastiques.

 

En 2001, l’Arbed a fusionné avec deux autres groupes sidérurgiques, Usinor et Aceralia, pour devenir Arcelor, leader dans la production mondiale de l’acier. En 2006, Arcelor a fusionné avec Mittal Steel, créant ainsi le groupe Arcelor-Mittal, géant mondial de l’acier.

 

Les médias, la communication et l’audiovisuel

Le Luxembourg joue un rôle particulier sur la scène médiatique en Europe: plurilingue et situé à la croisée des cultures francophone et germanophone, le Grand-Duché héberge deux géants de la communication audiovisuelle, RTL Group, premier diffuseur européen de télévision et de radio, ainsi que la Société européenne des satellites (SES), opératrice des satellites Astra.

 

Autour de ces deux grands piliers de la communication audiovisuelle, de nombreuses PME actives dans les domaines convergents du multimédia et des télécommunications se sont établies au Luxembourg et constituent un tissu de compétences prometteur pour le développement futur.

 

En plus des PME, des multinationales de la nouvelle économie comme Amazon, AOL et iTunes Music Store se sont installées au Grand-Duché en 2004.

 

Sous le sigle de Mediaport Luxembourg, le gouvernement luxembourgeois mène une politique active de développement des services audiovisuels et de la communication, appuyée en cela par le potentiel offert par le mouvement de libéralisation du marché des télécommunications en Europe et les progrès de la technologie.

 

Comme expression de cette politique proactive, le Luxembourg a adopté au début des années 1990 plusieurs schémas d’accompagnement public destinés à encourager le développement de la production audiovisuelle.

 

La place financière

La création de la Bourse de Luxembourg et la législation sur les sociétés holding de 1929 constituent les débuts d’un développement international du secteur financier. Le marché des euroobligations des années 1960 a contribué à l’émergence d’un réel savoir-faire luxembourgeois en matière bancaire.

 

L’activité de conseil en gestion de trésorerie ou de fortune témoigne de l’esprit d’ouverture du Luxembourg quant à l’évolution de la place financière. L’essor réel des organismes de placement collectif (OPC) luxembourgeois date de 1983 avec la 1re loi portant sur les sociétés d’investissement à capital variable (sicav).

 

L’actif net des OPC est passé de 2 milliards d’euros en 1970 à 1 702,2 milliards d’euros en avril 2006 (Source : CSSF). Le Luxembourg occupe ainsi la première place européenne pour la gestion des actifs via les OPC.